Texte officiel concernant la remise de la Médaille Militaire
Cérémonial à respecter pour la remise de la Médaille Militaire.
En 1852, Napoléon III, alors Président de la République, a créé la « Médaille Militaire ».
Il a voulu ainsi récompenser le dévouement, l’abnégation et le patriotisme dans les rangs de l’Armée.
Lors de la 1ère distribution de cette décoration sur le Champ de Mars à Paris, il a notamment déclaré : «… le ruban que vous porterez sur la poitrine, dira à vos camarades, à vos familles, à vos concitoyens, que celui qui la porte est un brave. »
On peut déplorer que des manifestations soient organisées par certaines associations d’anciens combattants pour récompenser certains de leurs adhérents, sans que le cérémonial soit respecté.
La Médaille Militaire n’est pas un quelconque colifichet que l’on arbore pour le seul plaisir de garnir la boutonnière du veston.
Si l’on veut conserver à cette décoration tout le prestige qu’elle mérite, certaines dispositions doivent être respectées.
Le premier principe est que la Médaille Militaire étant une décoration réservée aux militaires, elle ne peut être remise que par une autorité militaire.
Si rien ne s’oppose à l’organisation de réunions privées (par exemple dans une mairie), destinées à honorer le nouveau médaillé militaire, en revanche, dans une cérémonie publique, se trouvent proscrites toutes les remises de la Médaille Militaire faite par une autre autorité que l’autorité militaire.
Donc, dans une manifestation publique, certaines dispositions doivent être respectées :
Aux récipiendaires n’appartenant plus à une unité d’active, cette remise doit être effectuée par le Commandant d’Armes (ou son délégué), devant une formation de la garnison sous les armes (Cf l’article R-148 du code de la Légion d’Honneur).
Le Grand Chancelier de la Légion d’Honneur tient particulièrement à ce protocole et y veille.
Les Anciens Combattants doivent s’y confirmer ou s’abstenir.
De même, les futurs récipiendaires qui sont récompensés pour leurs brillants états de service et même souvent « cités » pour une action méritoire, ne doivent pas accepter d’être traités comme le commun des mortels. Ils feront partie dorénavant de l’élite.

