Supprimer toutes les publicités avec l'asso-pack + ?
Commander !

Rappelons-nous !

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                          Dimanche 18 avril 2004 ou une matinée mémorable
                                                                                                                                                                                                                                     
                  

Avec les « Écuries de RUSSEY »


La météo avait bien annoncé un temps exécrable, du froid, de la pluie
suivie d’averses, j’en passe et des meilleurs.

Pourtant, après un bon café chez Jules avec tous les téméraires, nous voilà partis au « château » où Monsieur LIBNER, maître des lieux, nous souhaite la bienvenue. Là, quelques carrioles pimpantes et découvertes, quelques magnifiques chevaux de trait nous attendent de « pied » ferme. On ne peut pas vraiment dire qu’ils sont impatients, vu le temps et la température. Ils étaient si bien au chaud, dans leur paille et leur foin !   
Bref, après avoir épongé les banquettes, nous nous asseyons pour une balade dans l’inconnu. Yves TANGUY pense qu’il doit être bien agréable de découvrir la campagne dans ce cabriolet à deux places et s’installe confortablement. Nous roulons paisiblement dans une allée sans ornières, quand au premier croisement, la sous-ventrière d’un cheval tirant l’avant dernier véhicule (celui de TANGUY) se rompt, libérant plus ou moins l’animal. Cette pauvre bête prend peur, la carriole se renverse, ses occupants en profitant pour réapprendre à faire des roulés-boulés .Après une courte galopade sur le bitume, l’animal se retrouve dans un champ qui heureusement, n’est que terre retournée. Yves CHAMBON se précipite et arrête l’animal désemparé. Plus de peur que de mal, la bête est contrôlée et ramenée au bercail, et la charrette laissée sur le bas-côté.
Mais cela n’a pas suffit, la randonnée déjà humide et fraîche s’est transformée en cauchemar. Les larmes du bon dieu deviennent des hallebardes, le vent se métamorphose en  blizzard, la grêle fine, cinglante ressemble à s’y méprendre à une giboulée violente de clous, il faut ralentir les chevaux dans les descentes, car la glissade menace, il faut les encourager dans les côtes car ils ont du poids à tirer. Nous finissons par être transpercés par le froid, le vent a obligé l’eau à s’incérer dans le plus petit endroit des cirés, K-WAY, couvertures. Conclusions : nous baignons dans notre jus ! Le temps passe, il faut tenir, on n’a pas le choix. La promenade est un peu raccourcie, et nous voici de retour au Château. Le miracle c’est qu’à l’arrivée de cette expédition, la pluie cesse et le soleil parvient à s’imposer légèrement, le temps d’un rayon. Les fesses trempées, nous ressemblons à un joyeux groupe d’incontinents et rejoignons nos voitures. Les plus prévoyants enfilent des vêtements secs ce qui ne sert à rien puisque les dessous sont mouillés. Mais la flambée dans l’âtre n’est pas loin de nous sécher et nous réchauffer. Dans une immense salle bordée de superbes voitures hippomobiles de collection, Jules offre son p’tit rosé avant le déballage de victuailles. Chacun récupère en mangeant dans une atmosphère familiale et joyeuse. A l’extérieur l’accalmie est de courte durée et le ciel pleure à nouveau. Mais les « Bagheera » sont une race résistante, nul n’a été malade !
 

Jules s’est décarcassé, personne ne s’est désisté.
Nous sommes une bande de grands courageux

prêts à affronter la pire des situations et nous

sommes fiers de nous (et de Jules qui s’est mouillé une fois de plus !).

 




Andrée CHAMBON